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mardi, 08 mars 2005
Baudelaire
Les Fleurs du Mal
mon preféré :
LA DESTRUCTION
Sans cesse à mes côtés s'agite le Démon ;
Il nage autour de moi comme un air impalpable ;
Je l'avale et le sens qui brûle mon poumon,
Et l'emplit d'un désir éternel et coupable.
Parfois il prend, sachant mon grand amour de l'Art,
La forme de la plus séduisante des femmes,
Et, sous de spécieux prétextes de cafard,
Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.
Il me conduit ainsi, loin du regard de Dieu,
Haletant et brisé de fatigue, au milieu
Des plaines de l'Ennui, profondes et désertes,
Et jette dans mes yeux pleins de confusion
Des vêtements souillés, des blessures ouvertes,
Et l'appareil sanglant de la Destruction !
14:11 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note














Commentaires
C'est comme pour le cochon : tout est bon dans le Baudelaire !
Moi mes poèmes préférés de Baudelaire, ce sont La Beauté et A une passante...
Salut !
Ecrit par : david | mardi, 08 mars 2005
moi je préfère Réversibilité avec les anges...
Ecrit par : piou | mercredi, 23 mars 2005
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